Résultats de l'enquête d'évaluation de la formation initiale réalisée en 2009

 
 

Depuis plusieurs années, les instituts régionaux d’administration font appel à un organisme indépendant spécialisé dans les sondages afin d’évaluer la qualité de la formation professionnelle initiale des attachés.

La campagne d’enquête anonyme menée par l’I.F.O.P. (Institut Français d’Opinion Publique) durant l’été 2009 auprès des anciens élèves en poste depuis moins d’un an et, séparément, auprès de leurs employeurs a la particularité de porter sur la première promotion ayant connu la formation initiale réformée (programme défini par l’arrêté du 23 août 2007).

Les grandes lignes de cette enquête annuelle font l’objet de la synthèse ci-dessous.

1. Le profil des postes

Les activités dominantes.

Les activités dominantes dans l’exercice des fonctions des attachés nouvellement nommés diffèrent selon l’univers professionnel considéré. Elles sont globalement classées de façon comparable par les intéressés et par leurs employeurs. Toutefois, des divergences d’appréciation très nettes peuvent apparaître quant à la proportion prise par certaines tâches dans un type d’administration donné : par exemple, la part du management d’équipe en administration centrale semble surestimée par les anciens élèves.

Les capacités et compétences mobilisées.

Comme précédemment, les principales capacités ou compétences liées à l’exercice de ces fonctions relèvent davantage du savoir-faire général et du « savoir-être » que des connaissances techniques propres au service considéré. Les attachés arrivant en poste apparaissent d’ailleurs beaucoup plus exigeants envers eux-mêmes que les employeurs à leur égard, et ce indépendamment du type de concours passé (donc de l’acquis professionnel supposé).

2. La satisfaction à l’égard du poste occupé

Le taux de satisfaction à l’égard du poste occupé se maintient à un niveau élevé (autour de 88% dans l’ensemble des I.R.A.), les plus « heureux » étant les attachés affectés en établissement public local d’enseignement (E.P.L.E.).

Parmi les critères d’insatisfaction avancés, celui de la localisation géographique est le plus fréquemment cité par les anciens élèves de deux I.R.A. dont celui de Metz, alors qu’il apparaît comme nettement secondaire pour les autres (derrière les difficultés spécifiques du service) ; aucun ancien Messin n’invoque le fait qu’il n’ait pas rejoint l’univers professionnel qu’il souhaitait (contre 13,3% en moyenne dans l’ensemble des I.R.A.).

3. L’adaptation au poste

Les difficultés éprouvées lors de la prise de poste.

La facilité d’adaptation au poste est comparable à celle observée les années précédentes, selon les employeurs (82,7%), et contrairement à certains a priori, ce sont principalement les attachés issus du concours interne qui apparaissent parfois comme sujets à des soucis professionnels.

Pour les employeurs, rares sont les difficultés imputables à une insuffisance de formation à l’I.R.A. de Metz : aucun d’eux ne l’évoque comme cause principale (contre plus de 20% avant l’application la réforme de 2007) et très peu comme cause secondaire.

A peine un ancien élève de Metz sur deux (contre deux sur trois précédemment) estime avoir éprouvé des difficultés lors de la prise de poste, ce qui est mieux que la moyenne des I.R.A.

Les éventuelles difficultés éprouvées sont imputables, entre autres causes, à une insuffisance dans la formation dispensée à l’I.R.A. pour 11,35% de la promotion, et seuls 3,1% des anciens élèves y font référence à titre principal ; ces taux sont encore plus faibles, voire nuls en services déconcentrés et en E.P.L.E.

Pour ces quelques anciens élèves, la formation manquerait encore de cas concrets ou resterait trop générale en ce sens qu’elle ne prendrait pas suffisamment en compte la grande diversité des postes et la spécificité de chacun d’eux (ce qui est difficilement compatible avec une formation relativement brève de cadres généralistes appelés à exercer dans des administrations très variées).

La durée de la phase d’adaptation.

La phase d’adaptation aux fonctions a une durée comparable aux années antérieures, avec une petite nuance concernant la perception qu’en ont les nouveaux attachés, qui se sentent presque tous adaptés au moment de l’enquête, tandis que les employeurs restent moins optimistes pour un dixième d’entre eux. A contrario, les attachés arrivant en E.P.L.E. ont tendance à considérer qu’ils ne sont pas opérationnels très rapidement, compte tenu de la grande diversité des domaines à maîtriser, alors que leurs directeurs portent souvent une appréciation plus positive.

On peut vraisemblablement mettre au crédit de l’introduction d’un cycle d’approfondissement le fait que près de 95% des anciens élèves aient le sentiment, au moment de l’enquête, de pouvoir assumer les différentes dimensions de leur métier, sans disparités flagrantes entre univers professionnels : cette proportion est supérieure aux meilleurs résultats des années précédentes.

4. Le lien entre formation et exercice des fonctions d’attaché

La mise en pratique des enseignements reçus.

Les apprentissages du tronc commun les plus utilisés dans les fonctions exercées concernent les technologies de l’information et de la communication, le management et la conduite de projets, ainsi que la rédaction d’actes administratifs et contentieux, y compris d’actes d’achat public.

Les apprentissages cités relatifs au cycle d’approfondissement ne sont réellement utilisés par une majorité d’anciens élèves que dans l’administration scolaire et universitaire : gestion administrative et financière d’un E.P.L.E. ou d’un service académique, animation et gestion d’une équipe en milieu scolaire. La dispersion des profils de postes dans les autres univers professionnels peut contribuer à expliquer de moins bons résultats.

Dans l’ensemble, tous les enseignements listés sont considérés comme globalement utiles, même si certains ne sont que très peu mis en pratique, comme la langue étrangère appliquée.

La représentation du métier avant et après la prise de poste.

L’impact de la réforme est moins évident qu’on pourrait s’y attendre quant à la perception qu’ont les nouveaux attachés du métier exercé. Néanmoins, la proportion, déjà faible auparavant, de ceux qui éprouvent un décalage total entre l’image qu’ils s’en faisaient et la réalité a fortement chuté. Sur cet aspect aussi, la grande variété des postes accessibles à la fin de la formation contribue à expliquer le fait qu’il soit illusoire d’en faire le tour en si peu de temps.

5. La perception globale de l’I.R.A. et de la formation dispensée

Parmi les signes les plus évidents des améliorations introduites par la réforme, on relève le taux de satisfaction globale, tant des anciens élèves que de leurs employeurs, à l’égard de la formation reçue à l’I.R.A. de Metz, et l’image positive de l’institut : tous ces indicateurs dépassent simultanément 90%, ce qui n’était encore jamais arrivé.

La même tendance s’observe, dans une moindre mesure, pour l’ensemble des I.R.A., celui de Metz se situant toutefois nettement au-dessus de la moyenne (+7,1 points) en ce qui concerne la satisfaction des anciens élèves à l’égard de la formation reçue, et également en ce qui concerne leur opinion positive de l’institut (+3,8 points par rapport à la moyenne des I.R.A.), avec un taux d’opinions « très positives » à 6,5 points au-dessus de la moyenne. La satisfaction est même unanime parmi les attachés issus du troisième concours et ceux affectés en E.P.L.E.

 Principaux résultats chiffrés de cette enquête.