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Ils ont fait l'IRA...

Jean-Luc Marx, préfet de la Réunion (2e promotion)

Jean-Luc Marx, préfet de la Réunion (2e promotion)

Attaché de préfecture, j’exerce un an (1977) en poste classique, au service de la coordination et de l’action économique de la préfecture de la Moselle. J’ai la chance d’être sollicité pour intégrer le cabinet du nouveau président du Conseil régional, Pierre Messmer (1978 et 1979), puis trois années comme responsable du service d’information de la préfecture de région Lorraine, une expérience irremplaçable.
Une année préparatoire à l’ENA ne débouche pas sur le succès, mais demeure précieuse, avant un mandat passionnant (1984-1985) à la tête du cabinet de Jacques Chérèque, préfet délégué pour le redéploiement industriel en Lorraine.

Carrière préfectorale ensuite : directeur de cabinet du préfet dans le Jura puis les Pyrénées Orientales, sous-préfet de Sartène puis de Saint-Dizier ; mobilité en administration centrale (1994-1997) pour y diriger le bureau des personnels des préfectures… Puis la vie nomade continue : secrétaire général à La Rochelle, directeur de cabinet à Toulouse (2001-2002). Enfin, deux nouveaux postes de secrétaire général – la Loire, puis le Val-de-Marne – me conduisent à la nomination comme préfet « de police » à Marseille (2007), en charge de la sécurité et de la défense en zone Sud. Préfet du Lot (2009), puis de l’Allier, je suis en poste à la Réunion depuis le 27 août dernier.

Mes souvenirs de l’IRA ? Benjamin de ma promotion, doté du seul diplôme autorisant à concourir, les deux années de scolarité à l’IRA m’ont été fort utiles !
Cette seconde promotion (1975-1976) vivait dans une ambiance décontractée, produite par un stimulant mélange des âges, des parcours, des origines. Pour autant, l’absence d’un classement officiel de sortie ne signifiait pas l’absence d’ambition.

Enfin, j’ai eu cette chance d’avoir intégré l’institut de ma belle ville de Metz, encore très « canadien » avec ses bâtiments provisoires, à vingt minutes à pied de mon domicile, proximité qui compta dans ma décision de tenter l’aventure…

Général Michel Tritsch (5e promotion)

Général Michel Tritsch (5e promotion)

Élève à l’IRA de Metz en 1978 (5e promotion), j’ai ensuite été attaché d’administration centrale au ministère de la défense (1980-1985), après une formation à l’école des officiers de la gendarmerie nationale, puis commandant de l’escadron de sécurité à Berlin et de la compagnie de gendarmerie à Colmar (1985-1997). J’ai par la suite intégré l’État-major des armées à Paris (1997), puis été commandant du groupement de gendarmerie départementale du Bas-Rhin à Strasbourg (1999). En 2002, j’ai rejoint le cabinet militaire du ministre de la défense.

En 2005, j’ai été nommé commandant de la gendarmerie de la Réunion. À partir de 2010, j’ai rempli les fonctions de général commandant en second de la gendarmerie de Lorraine et de la gendarmerie de la zone de défense et de sécurité Est à Metz. Enfin, depuis le 1er décembre 2012, je suis général de division. Pour la 5e promotion, l’IRA de Metz, déjà installée avenue de Lyon dans l’ancienne école des forces canadiennes, était encore une école « en devenir ». Il n’existait alors ni amphithéâtre ni ensemble de restauration, il fallait donc s’organiser matériellement… J’en garde le souvenir d’un « brassage » des élèves avec des parcours de vie déjà riches, issus de presque toutes les régions et de toutes les administrations, tant centrales que déconcentrées. Ce mélange a permis l’échange d’expériences et la formation d’une promotion.

L’équipe pédagogique et administrative, bien que toute petite, donnait le meilleur d’elle-même afin que se passe pour le mieux, au niveau de la scolarité, bien sûr, mais aussi parfois des problèmes extrascolaires. Enfin, ce fut une année riche en enseignements administratifs et humains qui servent quasiment de viatique tout au long d’une carrière administrative.

Philippe Naas (20e promotion)

Philippe Naas (20e promotion)

J’ai intégré la 20e promotion de l’IRA (1993-1994) en tant que candidat interne (ex-douanes et droits indirects). J’ai ensuite été affecté à la DGAC (direction générale de l’Aviation civile) :

  • 1994 : titularisé dans le corps administratif supérieur à l’aviation civile. Affecté sur le poste d’adjoint du chef du service administratif du CRNANord, Athis-Mons (Essonne). Un CRNA est un centre en route de la navigation aérienne, chargé d’assurer le contrôle du trafic aérien et son écoulement de manière sûre, fluide ;
  • 1996 : nommé chef de la division des ressources humaines à la DAC Nord-Est (direction de l’Aviation civile) à Strasbourg (Bas-Rhin). Ces directions, au nombre de sept en France métropolitaines, ont été créées en 1994 en tant que services déconcentrés de l’aviation civile et déclinent, en régions, l’ensemble des missions de l’aviation civile ;
  • 2001 : attaché principal, nommé à la DAC Centre-Est à Lyon (Rhône) sur le poste de chef du département administration ;
  • 2004 : de retour à Strasbourg comme chef du cabinet du directeur, puis classé dans le corps des conseillers d’administration en 2008.

Diversité est le premier – pour ne pas dire le seul – mot à me venir à l’esprit. Une diversité synonyme de richesse, car une diversité constatée dans :

  • l’expérience des élèves. En effet, la moitié avait déjà parcouru une partie de leur carrière administrative dans un grand panel d’administrations ou de services publics. En outre, la fourchette des âges offrait des possibilités de débats mémorables dont nous avons eu raison de ne pas nous priver !
  • l’origine géographique. Non seulement l’ensemble des régions, autant métropolitaines qu’ultramarines, était représenté, mais, de plus, la présence d’étudiants étrangers contribuait à nous ouvrir l’esprit sur d’autres approches ;
  • les lieux de stage proposés. Expérience indiscutablement enrichissante, le stage donnait à chacun l’occasion de toucher du doigt la réalité des missions d’un attaché. La richesse des postes proposés pour ces immersions reste, pour moi, un
    des traits forts de ma formation… Et je suppose, de celle de mes compagnons de promotion ;
  • l’expérience des intervenants. Nul besoin, ici, de démontrer l’immense intérêt de rencontrer, au jour le jour, toutes les facettes que revêt l’administration à travers les femmes et les hommes qui la servent avec conviction.

S’il fallait retenir un autre mot-clé, j’évoquerais celui de motivation. À mon sens, l’IRA est une structure idéale pour replacer le cadre fonctionnaire dans sa mission de service public. Pour qui, comme moi, prend place sur les bancs de l’IRA en cours de carrière, une telle année d’études et de partage rénove les convictions et structure la motivation. Indiscutablement.
Enfin, je note avec humour que je suis certainement l’archétype de l’ancien élève « moyen » ou « l’homme du milieu ». Il se trouve, en effet, que j’ai appartenu à la 20e promotion, celle qui partage le nombre des promotions en deux, et que mes notes à la fin de la scolarité ont été telles que j’ai partagé le classement… en deux ! Au milieu de la promotion du milieu !

Didier Boiko (24e promotion)

Didier Boiko

Depuis ma sortie de l’IRA, j’ai été nommé attaché d’administration centrale

  • et affecté au ministère délégué à la coopération et à la francophonie (septembre 1998) ;
  • en administration centrale, service personnels, moyens et coopération technique (1998-1999), puis ressources humaines (1999-2001) ;
  • deuxième secrétaire à la mission permanente française auprès des Nations unies à New York (2001-2004) ;
  • en administration centrale (français à l’étranger et étrangers en France), puis adjoint au sous-directeur des affaires sociales, de l’expatriation et de la maison des français à l’étranger (2004-2009), puis adjoint au sous-directeur de l’expatriation, de la scolarisation et de l’action sociale (français à l’étranger et administration consulaire, mars-août 2009) ;
  • consul général adjoint à Bruxelles (2009-2012) ;
  • et enfin, en administration centrale, adjoint à la sous-directrice du budget et chef du bureau du budget (affaires financières, septembre 2012).

Mon passage à l ’IRA m’a laissé le souvenir d’une expérience enrichissante, tant sur le plan personnel qu’en termes d’acquisition de nouvelles connaissances et de partage d’expériences. Ce fut également un véritable tremplin dans ma carrière : outre un changement de catégorie, mon cursus à l’IRA m’a offert l’opportunité d’être affecté dans une autre administration.

Yvette Voglimacci (28e promotion)

Yvette Voglimacci

Voici mon parcours en quelques dates depuis la sortie de l’IRA. Affectation au ministère de la défense :

  • directrice du service départemental de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre de Meurthe-et-Moselle (2001 à 2007) ;
  • directrice adjointe du bureau du service national de Nancy (2007 à 2010) ;
  • directrice du bureau du service national (2010) ;
  • chef du centre du Service national de Nancy (2011) ;
  • chef du groupement de soutien de la base de défense de Metz (depuis juin 2012).

Mon passage à l’IRA m’a laissé le souvenir d’une scolarité particulièrement adaptée, répondant parfaitement aux attentes que je pouvais avoir. Ce fut une année très intense ainsi qu’une scolarité exigeante. J’en retiens également la découverte de l’importance mais aussi des difficultés du travail en groupe (mémoire collectif) ;

  • un enseignement concret, pragmatique, dispensé par des intervenants de grande qualité (pédagogie, connaissances et parcours professionnels…) ;
  • un sentiment de progression continue tout au long de l’année qui permet d’aborder sa prise de fonction en qualité d’attachée avec le sentiment d’être bien préparée (sentiment qui s’est rapidement confirmé sur le
    terrain) ;
  • et enfin, le souvenir d’une implication sans faille de la part de l’administration de l’IRA pour que la scolarité se déroule dans les meilleures conditions (écoute et disponibilité). Les conditions matérielles étaient quant à elles optimums et les stages adaptés (lieu, durée), concrets et riches d’enseignements.

Guylène Sandjo-Nzena (36e promotion)

Guylène Sandjo-Nzena (36e promotion)

Suite à mon cursus à l’IRA, j’ai occupé le poste de rédactrice qualifiée au bureau de la réglementation des professions, direction des affaires civiles et du sceau, ministère de la justice (septembre 2010 - octobre 2012). Depuis novembre 2012, j’ai intégré l’IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique) pour suivre le cycle préparatoire du concours interne d’accès à l’ENA (en détachement). Je garde de l’IRA le souvenir d’une formation sérieuse, pendant laquelle je me suis sentie accompagnée. Les autres mots qui me viennent à l’esprit sont : travail, compétence et réactivité.

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